Méditation sur l'impermanence


" Je ne suis pas libre de rester ici à jamais. Il faudra bien que je parte ". De cela prenons conscience de ce qui nous arrive et en tirant la leçon de ce qui arrive aux autres.


Examinons-nous en méditant sur notre mort, sur ses signes avant-coureurs, sur la fuite du temps qui nous reste à vivre et sur la séparation.


Méditer sur la mort c'est penser " Je ne peux pas rester longtemps dans ce monde. Il me faudra partir pour le monde suivant ".


Méditer sur les signes de sa propre mort c'est penser " Ma force vitale va s'épuiser, mon souffle s'arrêter, mon corps n'être plus qu'un cadavre et mon esprit errer en d'autres lieux ".


Méditer sur l'écoulement de sa vie, c'est penser :" Depuis l'année dernière, un an déjà a passé, depuis l'autre jour, un mois, depuis hier, un jour, et ma vie s'est raccourcie d'autant comme en un clin d'oeil. Un instant vient juste de passer et ma vie s'est encore réduite de cet instant".


La vie ne cesse de décroître ;

Jour et nuit elle diminue,

Et rien jamais ne vient l'accroître.

Alors, comment ne mourrai-je pas ?


Extrait du précieux ornement de la libération de Gampopa

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